I - IDENTITÉ
• Prénom(s) & Nom : Virgile Théodore Delépine
• Surnom : X
• Age : 34 ans
• Date de Naissance : Virgile est né le 8 Février
• Lieu de Naissance : Le Havre
• Métier : Aide de Camp/ Officier
II - HISTOIRE
• Histoire Générale : Virgile est né le 8 février dans l'hôtel particulier de ses parents au Havre, la belle ville normande au commerce florissant. Sa famille est de noblesse récente, ce sont d'anciens bourgeois. Son grand père fut anobli par le Roi Soleil en personne en 1678 et fait baron des Presles. Le père de sa mère était quant à lui capitaine de vaisseau et comte. Etant le premier enfant mâle de sa famille, son destin était d’en devenir l’héritier.
Sa sœur aînée ne fit, durant sa prime enfance, que le chouchouter et s’amuser sans son consentement, faisant de lui sa poupée vivante. Peut-être était-ce un manque d’affection de la part des parents, le père de famille avait d’ailleurs paru plutôt froid lorsqu’il apprit le sexe de son premier enfant. Quoi qu’il en soit le petit Virgile en paya le prix, ce qu’il n’accepta pas du tout. Ne souhaitant aucunement servir de jouet surtout pour le mouton noir de son modèle, son père, il la repoussait constamment en usant de termes pour le moins choquants à son âge. Ainsi les « Sale femelle » ou les « Ignoble harpie » sortaient à foison de sa bouche juvénile à la grande déception de sa sœur, mais au contentement de son père. « Cet enfant à du caractère, il ne se laissera pas embobiner par toutes ces femmes qui font tourner la tête des plus honnêtes hommes. Ce sera un vrai Delépine ! ». Des mots qui gonflaient l’orgueil de Virgile.
Soutenu par son paternel, il fut de plus en plus réticent à ce que les femmes imposent leur existence. La place qui leur était due n’était pas celle qui surpasse ou talonne celle des hommes.
Hormis cela, il passe une enfance plutôt paisible et démontre dés le début des talents dans pratiquement toutes les matières.
Il reçoit par ailleurs des leçons d'anglais par un précepteur d'origine galloise. Méprisé par son jeune élève, ce dernier finira par démissionner au grand bonheur de l'enfant. A l'âge de 11 ans, ses parents décident de l'envoyer au collège pour qu'il connaisse une éducation plus stricte. Là bas, sa froideur et son air hautain lui valent l'hostilité tacite de la plupart de ses camarades mais ces derniers comprennent très vite qu'il vaut mieux laisser le jeune homme en paix.
Durant son apprentissage, Virgile verra la naissance de son frère Louis, dont il négligera, à l’instar de sa sœur, l’existence étant le cadet de la famille. Celle-ci sera du reste donnée ni plus ni moins en pâture à un gros propriétaire foncier, au sens propre comme au figuré. En effet, il avait la bedaine si gonflée qu’on aurait dit qu’elle avait été remplis d’eau. Il avait les doigts boudinés et un visage rubicond au limites du cramoisi lorsqu’il effectuait le moindre effort physique. Mais cela avait était en dépit d’Olympe, une très bonne affaire pour la famille, ce qui eut le mérite de faire naitre en Virgile un léger sentiment de sympathie envers sa sœur aînée.
A l'âge de 15 ans, il quitte le collège ses parents ayant de nouveau trouvé une nouvelle voie pour lui... Ce sera celle des armes...
A 15 ans donc, ses parents décident de lui faire intégrer l'école des Gardes de la Marine de Brest, n'ayant pas une noblesse suffisamment ancienne, ils ont recours à leurs relations dans la Marine pour valider son entrée. Virgile, lui, quitte donc ses parents sans grand remords. Son père lui ayant appris à ne pas regarder en arrière, ne jamais regretter ses actes. Et l’acte actuel était celui de rentrer dans cette école afin de devenir un bon, voir très bon officier de la marine pour faire honneur à la famille et qu’enfin les vieilles noblesses arrêtent de les mésestimer.
Lorsqu'il intègre cette prestigieuse école, la guerre qui opposait Français et Anglais vient de s'achever. Déjà on parle d’un officier audacieux qui vient de s’y distinguer, le lieutenant de vaisseau Marc de Boisnoir. Mais à vrai dire, Virgile n’y prête guère attention, il est beaucoup plus occupé à travailler les dures leçons qu’on lui inculque à l’Académie. Au bout de quelques années, il obtient brillamment le grade de Garde de Deuxième Classe, mais le manque en bâtiments prêts à appareiller est important. Le jeune Virgile n’a donc encore jamais pris la mer. A vingt ans, cependant, il obtient un embarquement à bord d’une belle frégate,
l’Impétueuse, qui fait voile vers les Caraïbes. Il y restera en poste pendant près de deux ans. Durant ces longues années, il apprendra la vraie vie de marin, le fait que personne ne puisse avoir une vie privée et le profil bas… Cependant étant un assez bon élève au moral intangible, il résistera mieux que certains des autres élèves de son académie présents à bord. La dernière année, une guerre éclate à nouveau entre Albion et sa vieille rivale….
Revenu à terre, il sera affecté dans un port. Il sert pendant trois ans au port de Brest s’occupant de l’Intendance et de l’administration. L’ennui est tel qu’il lui arrive de détourner de temps de l’argent mais plus par goût de l’aventure qu’autre chose. Car en effet ces deux ans passés en mer lui manquèrent un peu. Lorsqu’une commande pour le ravitaillement arrivait avec une somme considérable jointe, il procédait de la manière suivante. Au lieu d’acheter comme convenu la nourriture pour les troupes, il prenait soin de se procurer des vivres passées d’âges et bon marchées. Ainsi la différence revenait dans ses poches.
Ayant obtenu le grade d’enseigne de vaisseau à 23 ans, il participe l’année suivante, à la défaite d’une tentative de débarquement anglais en Bretagne. Avec un malin plaisir, il fait transporter les canons par les paysans et les fait tirer à la mitraille sur les Anglais qui se retirent. A vingt cinq ans, il s’occupe de l’armement d’une escadre française destinée à croiser le feu avec son homologue anglaise, par manque d’officiers, il doit embarquer à bord du vaisseau amiral. C’est la première fois qu’il se place sur un navire en tant qu’officier. Lorsque l’escadre lève l’ancre, elle tombe nez à nez avec son ennemie largement plus puissante. Une féroce bataille s’engage, les cris, les hurlements d’agonie, le tonnerre des canons, le cliquetis des lames. Tous ces sentiments submergent Virgile qui conçoit dés les premiers coups de feu que la bataille est perdue. En effet, la flotte française décimée se retire, plusieurs vaisseaux, dont le navire amiral, s’échouent peu après.
Suite à cet évènement dramatique, Virgile retourne à Brest dans l’Intendance du port. Trois ans plus tard, il est, à nouveau, appelé à reprendre la mer. Cette fois ci, il sert à bord du Royal Louis un puissant trois ponts sous le commandement de Marc de Boisnoir. Il se méfiait un peu de cet homme qui, d’après les racontars, était un stratège de génie, un enfant béni des dieux de la marine… Un idéaliste, sans nul doute, avait-il pensé. Un homme qui pense qu’en ayant un temps soit peu de jugeote et, sans nul doute, de piston, on pouvait concourir à une place aussi importante sur un navire plus que reconnu. En réalité ce fut tout autre. La première fois qu’il rencontra Boisnoir, il fut étonné de son charisme, de la façon dont il traitait ses subalternes et ses idéaux… Qui semblaient converger aux siens.
Ainsi donc, ils voguèrent ensemble, échangeant parfois quelques paroles amicales lorsqu’ils en avaient le temps, et la sympathie s’installa entre eux deux.
Destiné à s’emparer du Brésil, l’escadre ne connaît aucune bataille de grande envergure car la paix est signée avant. L’échec de cette campagne vaut à l’amiral en charge d’être destitué et remplacé par Marc de Boisnoir. La nouvelle emplis Virgile de joie. Un homme dont les idées se mêlent au siennes promu à un grade aussi élevé, cela ne pouvait être qu’une bonne chose.
La nouvelle fonction de Boisnoir nécessite qu’il choisisse un aide de camp. Sans hésitation, son choix se porte sur Virgile. Il apprécie chez lui son organisation, son respect de la hiérarchie et son anglophobie primaire. Cette nomination va de paire avec une augmentation de sa modeste solde, grâce entre autres aux trafics de Boisnoir.
En effet, il avait investi dans des négriers prometteurs travaillant forts durs pour amener toute leurs petites marchandises vers les demandeurs. Tout l’argent de cette traite revenait à l’amiral mais bientôt Virgile prit goût à ce trafic et tenta d’imiter son supérieur. Ainsi, la main mise sur une nouvelle malversation, il ajouta à la fortune déjà récoltée par le détournement à Brest, celle de la vente d’esclaves noirs. Cette vente ne lui retirant aucun sentiment, après tout, ces personnes là sont faites pour être monnayées, servant ainsi leurs grossistes aussi bien que leurs nouveaux maitres.
Par ailleurs, la renommée de Boisnoir lui permet d’espérer de fortes parts de prise. Fidèle à son amiral, il lui reste loyal, le suivant sur ses nombreux vaisseaux. C’est avec joie qu’il reçoit sa promotion au grade de lieutenant de vaisseau puis la croix de chevalier de Saint Louis.
Quelques années plus tard, il suit son amiral lors de l’aventure de la Flotte Combinée. Il voit d’un mauvais œil l’alliance avec les Anglais et les Portugais mais garde ses réflexions pour lui. Après tout, si l’amiral considère cette expédition comme bénéfique, il n’avait pas à le contredire. L’expérience avec Boisnoir lui avait appris plusieurs choses. De ne jamais le contredire sur une pensée dont il était certain d’avoir raison mais également son flair pour les ententes dans lequel la France sera finalement gagnante.
Durant la campagne, il va jouer un rôle clé auprès de Boisnoir. Le tenant informé de tout, espion occasionnel et âme damnée à temps plein. Lors de la grande bataille finale, il déconseille à Boisnoir de suivre Beckett en vain. Mais après la décision de l’Endeavour, c’est son conseil qui emporte la décision de Boisnoir de se replier. Jugeant inutile de secourir les rescapés, il désapprouve la décision de son chef mais n’en dit mot. A leur retour en France, Boisnoir désireux de conserver sa réputation et son tabouret à Versailles décide de se partir pour le palais royal laissant Beckett aux soins de son aide de camp qui n’apprécie guère le lord….
Lorsque Boisnoir revient avec de nouveaux galons pour repartir vers les Antilles, Virgile loyal à son chef le suit une fois de plus.
• Famille : [Mère] Marie Delépine, nom de jeune fille Demarly
[Père] Henri Delépine
[Petit Frère] Louis Delépine
[Grande Sœur] Olympe Delépine
• Groupe : Virgile est un membre incontesté de la Marine Royale française. Il est également présent sur le Royal Louis
• Liens : Lieutenant de vaisseau, aide camp de l’amiral Marc de Boisnoir... Et son confident.