Pirates des Caraïbes RPG

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 Perdue parmi les mouettes { RP Amiral Marc de Boisnoir}

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Virgile Delépine
Aide de camp de Boisnoir


Messages: 48
Date d'inscription: 06/12/2007
Age: 20

MessageSujet: Re: Perdue parmi les mouettes { RP Amiral Marc de Boisnoir}   Jeu 20 Déc - 0:07

[Pardon de m'incruster mais il me faut bien débuter Smile.
Amiral, il faudra juste modifier votre post concernant le fait que je décrotte la jeune femme... On va dire que je ne l'ai pas pris en compte dans mon rp Wink ]

La gorge sèche, la langue passant frénétiquement et inutilement sur les lèvres déjà humides de son dernier passage, les yeux furibonds regardant tour à tour deux soldats qui s’affairaient du mieux qu’ils le pouvaient à satisfaire leur supérieur, Virgile donnait des ordres. Il aimait le faire car cela rappelait aux plus bornés qui dirigeait et qui devait se plier aux volontés. Chacun sa place, toujours la même, pas de promotions sans mérite. Une devise qui était selon lui la plus appropriée. La marine royale française se devait d’être exemplaire sur le point de l’ordre! Il lui arrivait de souvent reprendre des soldats qui, par inadvertance relâchaient leurs muscles tendus au garde à vous durant les mauvais instants où ils se trouvaient en présence du lieutenant de vaisseau. Mal les en prend, le dragon est toujours sur ses gardes, attentif au moindre faux pas.
Mais cette fois-ci, il ne fulminait pas pour le plaisir. Aucune faute grave commise par ces deux là, néanmoins on venait de lui charger une tâche des plus ennuyeuses qu’il s’empressa vite de décharger sur ses subalternes, comme à son habitude. Cette tâche n’avait pas été donnée par celui dont il estimait ne seulement recevoir d’ordres et elle ne le concernait aucunement en son fort intérieur. Aucun scrupule à la faire exécuter par deux minables sous-fifres. Bref, les voyant crouler sous le point d’une charge trop complexe en apparence pour leurs muscles et leur esprit, Virgile criait des encouragements… Afin qu’ils évitent de tout maculer le sol et leur prodiguait des conseils… Afin qu’ils changent de profession. Malgré leurs visages rubiconds et leurs souffles aussi courts que le plumetis du tricorne de Virgile était long, ils ne disaient mot. L’aide de camp prit cela comme une bonne amélioration. Sans doute leur avait il enfin inculqué son savoir faire ? Non impossible, rien de comparable mais néanmoins ce progrès lui détacha un sourire triomphal qui surpris l’un des deux soldats. Il resta bouche bée devant lui durant quelques secondes de trop. Le dragon resurgit après avoir s’être laissé distraire par soi même, la fumée sortant de ses narines. Il vociféra à l’encontre du songe-creux :


« Monsieur De Lamanche, je ne crois pas que votre tâche consiste à s’éberluer sur mon visage. Reprenez-vous immédiatement! »

L’autre branla la tête à une vitesse telle que quelques lambeaux de matières grises sous son crâne épais avaient dues s’écraser sur les parois. Satisfait, Virgile s’apprêta à continuer de s’époumoner, lorsqu’un autre membre de l’équipage qui devait se trouver à quelques mètres au dessus de leurs têtes hurla plus fort que lui. Il claqua d’agacement sa langue sur son palais. Qui osait le couper dans ses petits plaisirs en milieu de journée. Il tendit l’oreille et fit signe aux deux abrutis d’achever leur ouvrage en silence. Des éclats de voix se firent entendre. Cette fois-ci, le lieutenant écarquilla les yeux. C’était bien l’amiral Marc de Boisnoir qui criait à n’en plus pouvoir dans sa cabine. Malgré ses efforts, les paroles que son amiral avait proférées étaient incompréhensibles mais il lui semblait d’après la gravité de son ton, quelques octaves en dessous de la normale, qu’il avait perdu son sang-froid. Cela était rare, mais pas impossible.

*Ca ne présage rien de bon, s’il s’énerve maintenant contre n’importe qui…*

Virgile, sûr de n’être vu de personne, même pas des deux soldats leva les yeux au ciel. Il se retourna ensuite vers eux et leur indiqua de poursuivre en son absence. Avant de commencer l’ascension des marches de bois, il se ravisa et leur dit une pointe d’amusement dans la voix :

« Si le travail n’est pas fini lorsque je serais de retour, l’un de vous deux en subira les conséquences… Faillir… Sévir ! Vous êtes prévenus messieurs ! »

Quittant des yeux les regards emplis de crainte du couple comique, il monta quatre par quatre l’escalier. Les rayons du soleil lui frappèrent violemment la rétine et lui firent plisser les paupières. Il marchait néanmoins vers la cabine de l’amiral d’un pas décidé. Quelques officiers et gabiers ses poussèrent à son passage, par crainte de représailles sans doute. Il s’engouffra à l’intérieur d’un petit couloir avant de déboucher devant la porte donnant à la fameuse cabine. Celle-ci, entrebâillée, se révéla être bizarrement nue en sont absence de gardes à ses côtés. Virgile fronça les sourcils… Cela n’étais pas habituel pour des fusiliers de ne pas tenir leurs postes, les suites seraient… une voix de femme lui vint aux oreilles, une voix calme et froide :

« Au moins elle est tranquille, de là où elle se trouve. Paix à son âme ... »

*Une femme ici ? Mais d’où…*

Un éclat de rire lui vint aux oreilles. Un rire assez délirant qui plus est. Il provenait de la fille ayant prononcé ces dernières paroles.

* Une démente en plus, il ne manquait plus que ça… Je ne savais pas que cela parcourait les océans. *

Tout en pensant à ce qu’il venait d’entendre, il se dirigea habilement en direction de l’ouverture. Un regard hâtif et la scène se présenta devant ses yeux :
Une femme à la chevelure d’ébène était prise en tenaille par les deux fusiliers précédemment blâmés par Virgile. Ils avaient l’air de lutter afin de maitriser cette furie qui riait de toute son âme. Elle avait un léger filet de sang qui lui coulait sur le menton et fixait à présent l’amiral, qui se trouvait en face d’elle. Sa position surpris l’aide de camp. Il jouait de la fleur de Lys entre ses doigts agile, apparemment contrarié de ce qu’elle venait de dire.


*Il est peut être contrarié mais moi je suis consterné par un rire aussi grotesque… Comédienne peut-être ? Enfin bref, il faut que j’intervienne subtilement, l’amiral est sur le point de démontrer une fâcheuse perte de patience… Et il me tarde de voir cela !*

Virgile ouvrit la porte se révélant devant l’assemblée surprise de sa venue. Il tira de grands yeux, mimant la stupeur. Il considéra le trio enlacé à l’autre bout de la pièce, puis son amiral. Jouant encore l’homme interloqué, il toisa son supérieur et s’inclina démontrant son dévouement et son respect, comme tout être inférieur se devait de le faire. Il prit ensuite sa respiration en regardant Boisnoir dans le fond des yeux et demanda sur un ton posé et sans arrière pensée discernable :

« Amiral, puis-je vous demander se qu’il se passe ici ?... »

*...Et que vient faire une si vilaine sirène sur un si fier navire ?*

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Marc de Boisnoir
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MessageSujet: Re: Perdue parmi les mouettes { RP Amiral Marc de Boisnoir}   Sam 29 Déc - 1:45

Boisnoir était resté abasourdi par l'arrogance monster de cette jeune pimbêche. Ainsi elle se permettait de le juger, de faire des suppositions douteuses et erronnées. Quelle garce! Elle osait lui dire qu'il avait battu sa femme alors que jamais il n'avait porté la main sur elle... Par ailleurs, elle n'avait jamais été sa femme, tout au plus sa compagne, même si elle n'avait jamais apprécié sa compagnie autant qu'il appréciait la sienne. Ah la garce elle allait payer. Il sentait sa main trembler comme souvent lors de ses accés de colère. Il tapotait rageusement la garde de son épée finement sculptée. Il avait envie de dégainer son arme et de plonger sa lame dans la gorge de la jeune femme mais son instinct noble le lui défendait un tel geste. Il serra convulsivement la fleur de lys en métal, d'avance il goûtait au moment où l'outil chauffé s'appliquerait sur la chair de Perséphone, la faisant grésiller au passage. Déjà, il sentait le plaisir monter en lui à l'idée que la jeune femme risquait de moins rire à cet instant. Soudain son aide de camp entra dans la pièce mettant un terme aux pensées sadiques de Boisnoir.

Virgile Delépine était un jeune homme fringant. Etincelant dans son uniforme bleu à parements rouges, ses galons dorés, ses épaulettes et son aiguillette brillaient sous la lumière qui enveloppait la pièce comme un délicieux halo. C'était par ailleurs un excellent aide de camp. Méprisant, hautain et autoritaire, Delépine avait de quoi en imposer aux plus haut gradés de l'escadre française. Il avait beau respecter la hiérarchie, il ne se gênait pas pour signifier à ses supèrieurs qu'il représentait l'autorité de l'amiral. Cette assurance était soulignée par des yeux bleus perçants qui semblait ne jamais quitter sa proie. Cependant, Virgile était caractérisé par une mysoginie à l'excés, point de vue que Boisnoir ne partageait pas totalement. Déjà, l'amiral pouvait remarquer le mépris dans les yeux de son aide de camp lorsqu'il vit la jeune femme.

Boisnoir ne prit même pas la peine de répondre à la question de son aide de camp. Il s'approcha de Perséphone, la saisit par le bras avec fermeté avant de lâcher:

-Mademoiselle, puis je vous présenter, le lieutenant de vaisseau Virgile Delépine? Mon aide de camp. Virgile, je vous présente, Mademoiselle Perséphone -Je-Ne-Préfère-Pas-Dire-Mon-Nom-, pirate, naufragée et bientôt PENDUE!!!

Il relâcha son étreinte et rejeta la jeune femme dans les bras des deux soldats. Il marcha jusqu'à son bureau ouvrit un tiroir prit des cigarillos qu'il mit dans sa poche. Au passage, il en saisit un et se l'alluma, puis se versa un verre de cognac qu'il le but d'un trait. Il enfila ensuite son uniforme et mit son tricorne. Pendant que des domestiques transportaient ses effets au dehors pour les transborder et il posa les poings sur son bureau dominant de toute sa stature la jeune femme.

-Vous serez confiée aux bons soins de M. Delépine, "Trés chère". Nous allons passer à bord de la Gironde. Une fois au large, vous serez fouettée, puis quand nous mouillerons à Tortuga vous serez fouttée de nouveau et enfin vous serez pendue... Mais tout d'abord, dés que nous aurons grimpé à bord de la Gironde, je vous marquerait au fer du symbole de notre Roi et vous emporterez cette distinction jusqu'en enfer...

Puis il regarda les soldats, et déclara sur un ton de dédain:

-EMBARQUEZ LA!

Puis quittant la chambre de conseil à leur suite, il passa à bord de la Gironde alors qu'à la coupée, les fusiliers s'étaient mis en rang pour le saluer. Quelques minutes plus tard, la Gironde escortant le convoi se sépara du reste de l'escadre. A son grand mât, la marque de Boisnoir flottait impérieuse, le vaisseau s'éloigna alors que les coups de canons saluant l'amiral résonnaient sur la mer. Le convoi faisait voile rapidement vers Tortuga emmenant Perséphone vers un sort funeste.

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Un amiral sans imagination est pire qu'une tempête.
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