
Pirates des Caraïbes RPG « A la recherche de l'eau de jouvence. » |
| | | Les morts ont la vie dure [Flashback d'intro] | |
| | Auteur | Message |
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Marc de Boisnoir Commandant en chef des forces françaises

Messages: 67 Date d'inscription: 29/11/2007 Age: 20 Localisation: A bord du Royal Louis
 | Sujet: Les morts ont la vie dure [Flashback d'intro] Ven 30 Nov - 22:38 | |
| La nuit était tombée. Comme un voile elle avait recouvert la mer emprisonnant dans ses ténèbres, les eaux frémissantes. Une légère risée ridait la surface sombre tandis qu'un faible croissant de lune éclairait la scène. Quelques lueurs montaient d'une île proche, les feux de camps. L'odeur du boucan embaumait les abords de l'île, cette viande séchée si délicate malgré les apparences. Mais ce n'était pas la seule odeur de brûlé qui régnait en ces lieux. L’odeur de chair et de bois brûlé aussi, quelques instants plus tôt une bataille titanesque avait eu lieu. La fureur des éléments s’était jointe à la furie meurtrière des hommes. Quand le calme était revenu, laissant derrière lui corps et épaves flottant pèle mêle, un silence sépulcral s’était installé. Les clameurs des vainqueurs avaient dominé le son des vagues mais tous pleuraient déjà leurs morts.
Un bruissement se fit soudain entendre dans cette étendue dévastée, imperceptible couvert par le ressac. Dans l'ombre, éclairée par la lumière blafarde de la lune, trois navires s'avançaient. A leur poupe battait le pavillon de France, linceul blanc, ondulant tel un spectre à leur suite dans cette lumière irréelle. Pourtant, des trous, des déchirures ou les souillures de la poudre défiguraient ce symbole de pureté. Stigmates bien légers de la férocité du combat. Les cicatrices qui ornaient leurs flancs étaient autant de témoignages de la sauvagerie de la bataille. L’étrave de la frégate de tête fendait fièrement les flots et son beaupré tendait vers l’île des Naufragés comme la lance d’un chevalier montant à l’assaut. Mais cette fierté n’était qu’apparence les canons s’étaient tus pour de bon…
Le navire de tête, une frégate, taillait fièrement sa route dans le plus grand silence. Sur sa dunette, une imposante silhouette se tenait immobile. De larges épaules, un uniforme galonné dont les parements scintillaient brièvement sous la lune. Un regard bleu-vert comme l’océan qui s’étendait à perte de vue. Un pincement de bouche sévère démontrait l’homme de caractère. Cet homme était le Chef d’Escadre Marc de Boisnoir. Commandant en chef de la Flotte Combinée, il serra les poings en se rappelant les évènements de cette après midi sanglante. Jamais de sa vie, il n’avait vu ni ne verrait de bataille plus impressionnante. A perte de vue, les mâts hérissaient la mer comme une forêt de bois, de toiles et de cordages. L’odeur âpre de la fumée et de la poudre, la pluie sous laquelle les canons brûlants grésillaient. Lorsque la tempête s’était calmée. Le spectacle qui s’offrait à eux était plus que favorable. La puissance de l’Armada avait balayé ses assaillants et le Black Pearl ainsi que quelques navires pirates subsistaient encore. La victoire leur tendait les bras, mais tout avait été perdu par la vanité d’un homme.
Lord Beckett, avait ordonné à son capitaine de pavillon de lancer son navire sur le pirate. Le fier trois ponts britannique avait sorti un à un ses crocs. Un à un les 106 bouches à feu de l’Endeavour étaient apparues aux sabords. Murènes de fer et de feu prêtes à cracher leur semence de mort. Mais soudain, transperçant la mer. Le Hollandais Volant était réapparu, prêt à participer à l’hallali. Mais les choses avaient changé du tout au tout lorsque le vaisseau fantôme s’était rangé du côté du Pearl. Impuissant, l’Armada avait assisté à la fin de leur chef. Dans une énorme explosion, la mer avait englouti l’Endeavour ne laissant à la surface que quelques débris fumants.
Boisnoir revoyait encore les navires de l’Armada se retirer alors que la victoire était toujours là devant eux ! Il bouillonnait de rage rien qu’à y penser. Malgré sa volonté, son état major l’avait pressé de signaler le repli général. Leurs navires étaient éprouvés. Beckett mort, plus rien ne soudait encore cette force hétéroclite. A contre cœur, Boisnoir s’était enfin décidé à envoyer le signal. Sur l’imposante dunette du Royal Louis, à bord de cette fantastique forteresse flottante comptant plus de mille deux cents hommes d’équipage, l’amiral s’était senti soudain bien seul… Ils avaient ainsi tournés le dos à leurs ennemis couvrant leur retraite par des frégates et quelques vaisseaux de quatrième rang. Boisnoir avait alors transféré sa marque à bord d’une de ses frégates. Officiellement pour se trouver au cœur du combat en cas de contre attaque pirate.
En réalité, Boisnoir était allé porté secours aux rescapés de l’Endeavour, mais surtout il était là pour s’assurer de la mort de Beckett. Le Lord ne pouvait pas être mort, non un tel homme ne mourrait pas. Impossible ! Pourtant qui aurait pu survivre à une telle explosion ? Personne. Boisnoir le savait mais qu’est qui l’avait mener ici alors ? Peut être la volonté de recueillir un témoignage de la mort de Beckett… Certes, ça devait être ça ! Les planches de bois dansaient dans l’eau indiquant le lieu de la bataille. Au loin, on percevait les clameurs de victoire des pirates comme pour les narguer. Un homme s’approcha de Boisnoir c’était l’officier de quart.
-Amiral, nous venons de recueillir ceci.
Il montra à Boisnoir, un objet de bois à moitié carbonisé et délavé par le sel. On y distinguait trois lettres : DEA. L’Endeavour ! C’était donc Ici ! Déjà des mourants et des naufragés hélaient le navire.
-Mettez en panne ! Chaloupes à la mer. Repêchez autant que vous pouvez prenez le temps qu’il faudra mais sortez moi tous ces gars de là !
Boisnoir regarda les manœuvres de sauvetage impassible. Les allers et venus se succédaient mais rien ne venait. Soudain, Boisnoir reconnut les insignes d’un officier. C’était Groves, premier lieutenant de l’Endeavour. Ainsi lui avait survécu. Il reconnut Boisnoir à son tour et se dirigea vers lui tremblant de froid.
-Bon Sang amiral Dieu vous bénisse ! Nous avions crus que vous alliez nous oubliez dans cet endroit hostile. Les requins ont déjà fait leur œuvre… Mais vous êtes arrivé à temps pour…
-Beckett ! Où est Lord Beckett ? Est il avec vous lieutenant ? L’avez-vous vu ? le coupa Boisnoir.
-Je… Il est resté sur le navire, fit Groves en secouant la tête. Je pense qu’il est mort.
Boisnoir serra les poings. Mort ! Il en était donc ainsi… Beckett était mort. Il le savait dés le début. Mais on trancha court à ces pensées. Un canot aborda à tribord, hissant un paquet de toile, non un drapeau de l’EITC. Une sorte de paquet informe.
-Amiral nous l’avons retrouvé, dit un officier.
Boisnoir s’approcha lorsque l’on écarta le pavillon. Ce qui gisait à l’intérieur n’avait plus rien d’humain. Seul les vêtements révélaient son identité. Une atroce brûlure le défigurait et laissait voir la chair mise à nue.
-Appelez le chirurgien, beugla Boisnoir. Et amenez le dans la cabine de poupe.
On exécuta les ordres. Et Boisnoir prit le chirurgien par le bras.
-Donnez lui tout ce que vous voulez mais faites en sortes qu’il soit en état de parler.
Boisnoir resta pensif. Il était vivant...
Dernière édition par le Sam 1 Déc - 19:24, édité 1 fois |
|  | | Cutler Beckett

Messages: 229 Date d'inscription: 28/11/2007 Age: 15
 | Sujet: Re: Les morts ont la vie dure [Flashback d'intro] Ven 30 Nov - 23:45 | |
| Une belle nuit calme,très calme.Avec un magnifique croissant de lune éclairant la scéne d'un désastre,d'un désastre où se mêlait cadavres et déchets de bois,ainsi de tissus qui autrefois,ornaient un des plus beaux bateau au monde et des plus puissants,des plus grands par son importance...désormais il n'en restait plus rien...Des requins trouvaient leur bonheur parmis les quelques survivants.On entendait le bruit de la mort,silencieuse se mêlant aux douces vagues.Il faisait noir...il n'ouvrait pas ses yeux car il ne le pouvait tout simplement pas...Il entendait le bruissement des vagues de la mer, se heurter doucement dans la nuit calme...Il sentait une odeur,une odeur dont il aurait bien voulu s'en passer,ne jamais la connaître car c'était celle de sa défaite.Cette odeur était venue à ses narines lorsque les deux bateaux ennemis ont détruit l'Endeavour en le faisant couler par le fond,cette odeur était un mélange de cadavres calcinés et du bois détruit...l'homme ne faisait que d'y repenser... Cet homme n'était autre que Beckett,un des seul survivant de l'équipage de l'Endeavour.Il se sentit soulever mais était encore trop inconscient pour réagir.On le repéchait probablement et il savait qu'il était dans un bateau,cela ne faisait aucun doute mais il ne pu pas le contrôler de ses propres yeux,ils étaient trop enflammés,il ne pouvait les ouvrir.Il entendait un peu des allées et venues sur le pont,les pas de soldats sur le parquet en bois.Il voulut faire un mouvement mais une douleur intense l'en empêcha,comme si il y avait une lame sur le membre qu'il avait voulu faire bouger...Il essaya plusieurs fois mais la douleur était insupportable,au bout d'un moment il abandonna...abandonner.Ce mot lui revint plusieurs fois dans sa tête,il réfléchissa pourquoi il avait perdu et finit par trouver...lorsqu'il avait remarqué que la détérmination des pirates était bien plus forte que la sienne,lorsqu'il a vu l'équipage crier:FEU c'est là qu' il perdit tout ses moyens...il ne pouvait plus dire des ordres pour esquiver l'attaque,son abandon avait condamné l'équipage et son Endeavour...il en culpabiliser,il avait des regrets...il aurait pu remporter cette bataille,même sans l'aide de Davy Jones puisqu'il avait une immense flotte...des brides de ce moment-là lui revinrent,il revoyait ces canons fracassaient à divers endroits le puissant vaisseau,l'imbsurmésible et lui,descendant l'escalier,admirant la destruction d'années de commandement et la destruction d'un des bateaux les plus prestigieux de l'EITC...
Beckett sorti de ses pensées pour se concentrer sur les divers choses qui se passaient essayant de comprendre qui l'avait repéché et si il y avait des survivants.Il sentit une présence proche.Une personne qui apparemment l'examinait.Il entendit une voix familière dire "donnez-lui tout ce que vous voulez mais faites en sorte qu'il soit en état de parler"...cette voix,mais qui était-ce...Il se souvenait de l'avoir déjà entendue mais ne pouvez s'en rappeler en ce moment.Beckett sentit qu'on le transportait ce qui semblait être une cabine.Il ne pouvait toujours pas faire de mouvements de bras ou de jambes...rien,cette sensation désagréable qu'était la douleur était encore trop vive et trop aiguë pour qu'il y parvienne. Il décida donc de parler mais là encore,lorsque ses lèvres allaient être remuées pour prononcer une phrase,il ressentit ses muscles du visages s'enflammer atrocement.La douleur était si vive qu'il ne put s'empêcher de crisper les muscles enflammés,ce qui accentua la douleur.Dans un dernier effort,il prononça la question qui le troublait depuis un moment.
"Où...suis-je ? "_________________ Le monde rétréci,les mers et les océans de nos cartes se précisent...Il faut trouver sa place dans le nouveau monde ou périr |
|  | | Marc de Boisnoir Commandant en chef des forces françaises

Messages: 67 Date d'inscription: 29/11/2007 Age: 20 Localisation: A bord du Royal Louis
 | Sujet: Re: Les morts ont la vie dure [Flashback d'intro] Sam 1 Déc - 1:07 | |
| Le moribond bougea les lèvres. Et un son infime s'en échappa."Où suis je?"Comme lâcher d'une traite la phrase sembla s'attarder quelques instants encore sur ses lèvres entrevouvertes qui émettaient un léger soupir de douleur et de soulagement. Un voix répondit aussitôt.-En enfer, mon Godon*! Un ricanement maléfique retentit alors. Envahissant la pièce, ricanement auxquels semblèrent se joindre d'autres personnes présentes. Ces personnes n'étaient autres que les matelots qui avaient aidé au transport de Beckett ainsi que quelques aides du chirurgien. Ce pauvre mot d'esprit était destiné à détendre l'atmosphère aprés l'angoisse de la bataille encore présente. Malgré les rires, le coeur n'y était pas. Soudain tous se turent, masquant l'ouverture de la cloison, la silhouette de Boisnoir se découpait en ombre chinoise, imposant par son autorité le silence. Son seul regard glaçait d'effroi par le mépris et la colère qu'on y lisait.-Capitaine d'armes, vous ferez administrer à ce plaisantin imbécile douze coups de garcette lors du quart du matin! Nous verrons s'il a l'âme à rire aprés cela. Quant aux autres disparaissez que je ne vous vois plus.Les hommes s'exécutèrent pendant que les adjoints du capitaine d'armes se saisissaient de l'infortuné matelot. Boisnoir s'avança alors suivi du chirurgien et de ses aides dont les uniformes gris ajoutaient à la solennité de l'instant, rappelant aussi la couleur du deuil. Mais le futur patient ne devait guère s'en soucier, ses paupières boursoufflées, ses yeux ne devaient pas voir grand chose dans cette obscurité pesante. Boisnoir regarda son domestique et lui fit signe d'approcher. Il lui intima d'allumer une lanterne, la flamme d'une alumette que l'on craque vacilla. Eclairant la scène, la figeant comme un tableau de maître. Le mobilier, les deux canons de douze à leurs sabords, le parquet verni mais aussi les énormes membrures du pont pour plafond. La lumière emplit toute la pièce lorsque le fanal fut allumé. La frégate dansait dans le flot, dodelinant comme une femme hantée par une mélodie lancinante.Boisnoir s'approcha de Beckett, insensible aux mouvements du navire. La lumière avait fixé ses traits ravagés, le visage autrefois fin et racé de Beckett était aujourd'hui comme labouré de plaies rouges et purulentes. Gonflé et carbonisé il offrait une vision effrayante, comme si l'homme venait d'être tiré des flammes de l'enfer. Mais n'était ce pas le cas? Dans un autre sens, les souffrances qui attendaient Beckett pouvaient paraître à plus d'un cent fois plus rudes que la mort. Le chirurgien major fit boire à Beckett plusieurs rasades de rhum. Il humecta ses lèvres avec un mélange de cognac et de grog puis lui fit boire le même mélange pour l'aider à se réveiller. La décoction sentait si fort que son odeur parvenait jusqu'aux narines délicates de Boisnoir. Cela ajouté à l'odeur de chairs brûlées que dégageait Beckett suffirent à écoeurer l'amiral français qui sortit son mouchoir et le plaqua contre son nez. Il s'approcha à Beckett s'obligeant à le fixer dans les yeux ou plutôt l'entrouverture de ses paupières.-C'est moi mylord, l'amiral de Boisnoir. Vous... vous êtes à bord d'une de mes frégates. Nous nous sommes repliés. Dieu soit loué vous êtes vivant! Je dois vous annoncer que l'Armada a été vaincue, les pirates sont saufs et Jones est... il hésita comme si cela lui paraissant impossible, Jones est mort. Mylord je vous en conjure de quoi vous rappelez vous? Pourquoi n'avez vous pas ouvert le feu? *Surnom donné aux Anglais par les Français. |
|  | | Cutler Beckett

Messages: 229 Date d'inscription: 28/11/2007 Age: 15
 | Sujet: Re: Les morts ont la vie dure [Flashback d'intro] Sam 1 Déc - 13:34 | |
| Il entendit des éclats de rire après une plaisanterie apparemment des plus grotesque.Il y eut un grincement de porte par laquelle un homme ordonna quelque chose,Beckett ne pouvait savoir de quoi il s'agissait,ses oreilles,ses tympans...il avait la désagréable sensation d'être comme sourd.Tout ce qu'il pouvait entendre était le bourdonnement des canons dans son délicat organe d'ouïe.Il ne pouvait percevoir que les sons un peu plus bruyants,comme les éclats de rire ou les gens allant et venant dans la pièce.Il repensa encore une fois à cette bataille,cette lourde défaite.C'est son orgueil qui l'avait perdu,lui et son équipage.Il ne se sentait vraiment pas bien,une lourde pression au coeur ainsi qu'un sentiment d'avoir perdu,tout perdu...Il devait arrêter...de penser à de telles choses...arrêter de se morfondre,il fallait qu'il pense à une stratégie lui permettant de reprendre de l'autorité,du pouvoir.La présence d'une personne proche le fit sortir de ses pensées ambitieuses.Cette personne le faisait boire ce qui semblait être de l'acool.Il buvait docilement,après tout,il était persuadé que c'était un médecin qui lui administrait cela.Il devait être dans un bateau qui secourait les naufragés,un qui eut vent de la grande bataille opposant pirates et soldats.Le bourdonnement s'attenuait.Mais Beckett commença à avoir froid même en sentant une douce flamme proche de lui.Un homme lui parlait,il s'était annoncé en tant que l'amiral Boisnoir.Entre ses soins,il était en sécurité.Beckett eut un sentiment de soulagement qui ne durerait pas longtemps,malheureusement.L'amiral Marc de Boisnoir lui avait dit"Jones est mort." il mit un moment avant de comprendre le sens de ce qu'il disait...puis il se sentit d'autant plus mal,il avait l'impression que son corps se refroidissait de plus en plus à l'arrivée de cette nouvelle...Jones...mort?C'était donc pour cela que le Hollandais Volant avait...fait couler l'Endeavour...mais qui a embroché le coeur?Un pirate sans aucun doute...qui désormais était le nouveau capitaine du Hollandais Volant.Un ennemi puissant qui ne risquait pas de devenir un allié par un marché comme pour Jones si il s'agissait vraiment d'un pirate. Puis l'homme reprit sa phrase,il le questionna cette fois-ci" Mylord je vous en conjure de quoi vous rappelez vous? Pourquoi n'avez vous pas ouvert le feu?"...là il ne voulait pas donner de réponse à l'amiral de Boisnoir...Il contourna la question et,dans un ultime effort,il dit
"Amiral,cela fait plaisir de vous revoir depuis le temps que nous nous étions perdus de vue...y a-t-il des survivants,mis à part moi?"
Il n'avait rien trouvé d'autre pour contourner cette question si dérangeante à ses yeux_________________ Le monde rétréci,les mers et les océans de nos cartes se précisent...Il faut trouver sa place dans le nouveau monde ou périr |
|  | | Marc de Boisnoir Commandant en chef des forces françaises

Messages: 67 Date d'inscription: 29/11/2007 Age: 20 Localisation: A bord du Royal Louis
 | Sujet: Re: Les morts ont la vie dure [Flashback d'intro] Sam 1 Déc - 15:25 | |
| Boisnoir déglutit péniblement, la dernière question de Beckett le mettait mal à l'aise. La mort avait frappé indistinctement parmi l'équipage de l'Endeavour, beaucoup avaient péri noyés, d'autres dévorés par les squales. Il n'osa pas s'imaginer ce que cette fin atroce pouvait être. L'amiral se redressa, Beckett avait cherché à éviter le sujet ou bien alors il était devenu à moitié fou. Leur dernière rencontre avait eu lieu peu avant la bataille, mais aprés avoir vécu un tel chaos, il est vrai que cela semblait si lointain. Revenir vivant n'était pas la meilleure des choses aprés que l'on ai frôlé la mort, le présent et l'avenir paraissent si incertains... Boisnoir se tira de ses pensées et répondit comme ayant peur de l'effet que sa réponse allait produire sur Beckett: -Nous avons recueilli une centaine de survivants, mylord. Dont le lieutenant Groves. Boisnoir resta pensif. Une centaine. Un puissant vaisseau de premier rang comme l'Endeavour devait embarquer plus de neuf cents hommes, la plupart avait du périr dans les entrailles du navire, comme le chirurgien et ses aides, ou encore dans l'entrepont figés par la mort à leur poste de combat comme s'ils étaient toujours en attente d'un ordre de la dunette. La mer se montrait tellement cruel lorsqu'elle avait décidé de prendre son du. La fin de l'Endeavour lui rappelait la fin d'un autre navire, le sien. C'était il y a une quinzaine d'années. A cette époque, il commandait un puissant navire de la Compagnie des Indes Française : le Duc de Penthièvre. Il constatait avec amertume que l'histoire semblait se répéter. Son navire attaqué par des dizaines de navires pirates n'avait pu tenir. Démâté, ses batteries hors d'usage, ses dalots vomissant des flots de sang, le navire avait fini par sauter. Une fin bien indigne pour un tel vaisseau. Il transportait plus de six cent hommes d'équipages, la plupart avait été englouti avec lui, pas de requins mais la mer les avait dévoré, ses dents d'écume avaient rempli leur gorge, leurs poumons. Mort atroce et lente, la vie s'échappant peu à peu des corps. Boisnoir mortellement blessé avait eu pour dernière vision la flotte française qui lui tournait le dos, les poupes rondes et dorées brillant au soleil s'éloignant peu à peu puis disparaissant. Il avait attendu un secours, mais nul n'était venu ami ou ennemi comme s'il n'avait jamais existé. De dépit, il s'était laissé sombrer, son sang teintant de rouge l'eau éclairée par un croissant de lune semblable à celui ci. C'est à cet instant qu'une voix sombre lui avait dit "Mar de Boisnoir, crains tu la mort?". C'est ainsi que Boisnoir c'était emprisonné dans un pacte avec le tentaculaire Davy Jones. Un pacte maudit qui l'avait voué à des années d'angoisse, de crimes et de pillages pour s'acquitter de sa dette : offrir 111 âmes au Hollandais Volant. Mais maintenant que Jones était mort, Boisnoir aurait du se sentir libre, enfin. Mais non, une haine le démangeait, en secourant Beckett c'était lui même qu'il avait voulu sauver, son honneur, l'horreur qu'il avait connu, ce sentiment d'abandon mais surtout cette haine, cette soif de vengeance. Soif insatiable que les années avait attisée. Cette haine envers Sparrow, cette pourriture infâme qui avait détruit leurs navires et leurs espoirs. Beckett était brisé. Aprés la perte de son vaisseau, mais aussi les blessures monstrueuses qui allaient à présent l'accompagner à jamais, s'il vivait encore. Boisnoir eut un élan de compassion pour Beckett. Mort oui, il aurait mieux valu qu'il soit mort. Son échec, la vanité qui l'avait mené à perdre son navire amiral, tout cela péserait lourd quand viendrait l'heure du bilan. Beckett rejeté par ses pairs, ses semblables, ses subordonnés, devrait passer en cour martiale. Nul ne l'aiderait, trop heureux de pouvoir enfin se venger de lui ou voyant là une possibilité d'avancement rapide. Non la mort eut été un sort bien plus clément. Et pourtant la voix du Lord ne tremblait pas. Son souffle était rauque et pénible mais il semblait brûler d'une flamme inextinguible. Une flamme que Boisnoir connaissait si bien... Le chirurgien major de la frégate laissa ses aides avec Beckett puis fit signe à Boisnoir de l'accompagner à l'autre bout de la cabine. -Je ne comprends pas amiral. Avec toutes ces blessures atroces, il devrait être mort depuis longtemps. C'est comme s'il s'accrochait à la vie, comme s'il ne pouvait pas quitter ce monde, comme si... -Comme si la haine faisait battre son coeur. Je connais ce sentiment. Non major, il a encore quelque chose à faire ici bas... La vengeance est un met de choix, que seul le sang peut égaler. -Que comptez vous faire de lui? Vous et moi savons que lui mort, vous deviendrez le seul responsable de la défaite. On ne juge pas les morts... -Je sais, je sais, fit Boisnoir avec énervement. Croyez vous que je n'y ai pas déjà songé mais il je ne peux me résoudre à l'abandonner à ses bourreaux. Réunies nos vengeances balayeront nos ennemis et nous finirons le travail. Le chirurgien regarda Boisnoir avec étonnement n'entendant pas vraiment ce qu'il venait de dire. Un sourire machiavélique sur les lèvres Boisnoir s'approcha de Beckett. Cette haine était dirigée à l'encontre d'un homme, ce même homme qui avait fait tout perdre à Beckett sauf sa vie. Comme pour le laisser contempler son échec. Cruel destin. Mais bientôt tous les artisans de cette oeuvre s'en mordrait les doigts. -Reposez vous donc mylord, un jour proche, vous comme moi aurons notre revanche. Et ce jour là, il regrettera que nous ne soyions pas morts avec nos navires, lorsqu'il les a assassinés. |
|  | | Cutler Beckett

Messages: 229 Date d'inscription: 28/11/2007 Age: 15
 | Sujet: Re: Les morts ont la vie dure [Flashback d'intro] Sam 1 Déc - 15:53 | |
| "Nous avons recueilli une centaine de survivants,mylord.Dont le lieutnant Groves."...Beckett aurait sourit si il n'aurait pas eu toutes ces brûlures le défigurant.Le lieutnant Groves était un bon subordonné,qui ne l'avait pas abandonné,même lorsque l'Endeavour semblait perdu à jamais et que Beckett restait sans voix,le condamnant.Mais sa joie disparut bien rapidement.Une centaine de survivants...sur combien de soldats déjà?À peu près neuf-cent soldats...c'était vraiment trop peu même si cela paraissait grand...les rescapés devaient être dans les couloirs de la mort ou du moins atrocement choqués par cette horrible défaite qui semblait,au premier abords,une grande victoire.Finalement,les morts avaient eu plus de chance que les survivants,ils n'avaient plus à se soucier de leur avenir eux.Ils étaient libres à jamais.Tandis que les vivants devaient se reconstruire toute une vie,se préparer au pire,aux insultes,à la solitude aussi.Le sentiment de frustration qui les poursuivrait jusqu'à la fin de leur existence.Beckett serra ses dents,un des seuls mouvement ne lui coutant pas trop de douleur et d'efforts.Non,il ne se laisserait pas abattre par la détérmination de vulguaires pirates,ni de la peur de la solitude,il y était habitué.Avec son frère qui prenait tout le mérite de ses parents pour lui,ne laissant rien à Beckett.Ses parents n'ayant de yeux que pour Edmund,lui vouèrent une indifférence douloureuse.Il avait fermé les yeux mais les ouvra pour voir dans quelle pièce il se trouvait.Une douleur se fit ressentir,mais il s'efforça d'observer les alentours.Il pu constater que c'était une cabine médicale,ce qui ne l'étonnait guère.La bonne vue de Beckett revint peu à peu,c'était très trouble,mais il pouvait mieux apercevoir les gens qu'avant,il était capable de reconnaître leurs traits.Beckett vit que l'amiral et le médecin,qui l'avait désinfécté de ses blessures, partaient un peu plus loin pour parler de son cas,très certainement.Ils avaient l'air grave et,Marc de Boisnoir eut un sourire qui se voulait malveillant,ces sourires-là,il les reconnaissait sans difficultés.L'amiral revint vers lui et lui murmura d'un ton plein de haine mais doucereux-Reposez vous donc mylord, un jour proche, vous comme moi aurons notre revanche. Et ce jour là, il regrettera que nous ne soyions pas morts avec nos navires, lorsqu'il les a assassinés.Beckett ne pouvait se résoudre à laisser l'amiral tout faire,il voulait se rétablir le plus tôt possible pour accomplir sa vengeance.Il ne se permettait pas de se reposer,il devait travailler dur,et le plus vite possible pour sa réeducation.Il tenta de se lever.Mais sa douleur l'en empêcha.Il finit par se laisser aller dans les bras de morphée,se reposant._________________ Le monde rétréci,les mers et les océans de nos cartes se précisent...Il faut trouver sa place dans le nouveau monde ou périr |
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